Après une demo et un EP restés dans l'anonymat, Obnoxious sort du bois avec un premier LP surprenant par sa lourdeur et sa puissance maîtrisée. Une chose est sûre : on n'entend pas tous les jours un "debut album" d'une qualité aussi aboutie que ce Lab #01, qui bénificie pour commencer d'une production incroyablement lourde et imposante. Alors certes, Obnoxious s'est donné les moyens de réussir et n'a pas enregistré à la va-vite dans une cave avec trois micros pourris, mais la performance mérite d'être saluée, d'autant plus que le disque est autoproduit !
D'un point de vue musical, si le groupe se définit lui même "brutal thrash death metal", on a le droit plus concrètement à un death moderne, varié et bien technique, entre une approche mélodique à la At The Gates et un death brutal empreint de relents grind évoquant Aborted ou Benighted, notamment au niveau vocal. Certaines touches deathcore font également leur apparition, mais elles ne sont utilisées qu'avec parcimonie, évitant de tomber dans les stéréotypes du genre. Au final, Obnoxious se doit maintenant de confirmer, car le quintet place la barre assez haut avec ce lab #01 qui devrait rapidement lui permettre de se faire un nom.
Dans la catégorie « Meilleur espoir Beauty & the Blast », qui donc succédera cette année à Miss Benigthed sur le podium hexagonal des formations death-metal-mais-pas-seulement les plus dodues, brutales et efficaces? En fait, pas tellement de prétendants au titre quand on regarde bien... Quoique voici que nous arrive Obnoxious, une Miss Rhône Alpes aussi habile de ses mains dans le décapsulage de calotte crânienne à coups de blasts et de gruîîîks, que sexy dans son décolleté mélodique plongeant et vicieusement experte dans le placement des mosh parts et des martèlements saccadés (en mode Decapitated, pas en mode Meshuggah). Bref, une candidature tout ce qu'il y a de plus sérieux.
Bon, pendant qu'on est encore en haut de la page, petit avertissement préalable: cette chronique risque d'être un poil gonflante pour nos amis lyonnais, car je vais avoir du mal à ne pas grassement abuser de la comparaison avec la bande à Julien Truchan au cours des lignes qui suivent. Et tout ça parce que les parallèles entre les deux gangs sont aussi nombreux qu'évidents. Jugez en plutôt: ce foisonnement vocal par exemple, qui va de la tuyauterie en manque de Destop au shriek acide en passant par tous les intermédiaires de la panoplie extrême, ça ne vous rappelle rien? Et cette capacité à enchaîner à vitesse grand V des plans souvent classiques mais 1) diablement efficaces 2) pas lassants car enfilés en de longs colliers variés et colorés 3) lisibles, voire évidents – comme les grosses lettres du bas du tableau de l'ophtalmo –, contrairement à ce qui se fait chez tous ces groupes dont on ne commence à déchiffrer difficilement la purée décibélique qu'au bout de 20 écoutes… Et cette grosse prod' bétonnée au Tonyglandil contre les attaques des bactéries de l'anémie auditive… Sans parler des racines black metal que les Benigthed boyz laissent encore parfois percer au sein de leur brutal deathcore, et dont on retrouve un écho certain à travers les shrieks, certains riffs et morceaux (« Filthy Secrets») de ce « Lab #01 ». Alors certes, pour évoquer les gros biscotos et la sauvagerie death de Obnoxious, on aurait également pu évoquer Aborted par exemple, mais Benighted est ô combien plus évident.
Par contre, soyons honnêtes: là où le groupe se démarque nettement des Ignorants Profonds, c'est sur son fort penchant pour la mélodie. D'ailleurs parmi les influences revendiquées, le groupe fait figurer en bonne place At The Gates comme The Haunted. Et cela se vérifie en effet sur le terrain: prenez « December Transition » à 1:33 … Tu la sens là, ma grosse suédoiserie? Et pour paraphraser le Francis, ça continue encore-et-encore au début de « One Glance One Kill », puis sur « Carcass Pit » … Par contre, peut-être qu'en lieu et place de The Haunted, j'aurais plutôt cité Hatesphere, plus groovy et plus proche des sonorités entendues sur un « Carcass Pit » ou vers 2:55 sur « Unstable ». M'enfin vous voyez le tableau … Et en plus de cela, vlan, vas-y que je t'insuffle de l'élan épique à la Amon Amarth sur « Mydriasis », ou encore en début de « December Transition », dans une veine plus death/black guerrier. Et vas-y que je te saupoudre le tout de petites pincées de twin guitares à la discrète saveur orientale à partir de 2:30 sur « My Scorn ». Et vas-y que je te balance des plans dark mélancoliques sur « Mydriasis », sur « Filthy Secrets » ou encore de la délicatesse dépressive sur l'intégralité de « #01 ». C'est qu'il y a un cœur qui bat sous ce torse velu, et on ne peut que féliciter le groupe d'avoir ainsi osé le mélange des genres!
Pour aller plus loin dans la définition de ce qui fait l'essence du son Obnoxious, le groupe semble également vouloir nous orienter sur la voie du thrash, nos gaillards prétendant jouer du Brutal Thrash Death Metal. Je suis d'accord qu'on retrouve clairement de grosses traces de ce style sur un « Postmortem Reprisal » pourtant sacrément musclé, notamment lors de ces chouettes soli qui viennent éclairer le morceau à partir de 2:40. Mais sinon, dur de rejoindre le groupe sur ce point. Death, brutal, black/death, mélo-scandinave: OK. M'enfin mettre autant en avant l'aspect thrash … M'étonnerait que les aficionados de la Bay Area y retrouvent leurs petits!
Quoiqu'il en soit, Obnoxious débarque en ce début (si si, encore) 2010 avec de bien beaux atours. Puissant, carré, relativement ambitieux, le groupe – bien qu'encore marqué par ses influences – fait déjà preuve d'une très grande maturité et d'une efficacité encore plus grande. Maintenant je dois dire que si l'impression finale est bonne, il est un peu dommage de constater qu'après l'écoute de l'album, c'est tout ce qu'il en reste: une impression. Ça manque un peu de tubes, de passages entêtants, de ce truc qui dépasse, accroche et pousse à repasser l'album parce que « putain, ce passage / ce morceau là est vraiment trop bon! ». Peut-être la propension du groupe à enchaîner beaucoup de plans variés-mais-pas-toujours-originaux pour sans cesse maintenir l'attention de l'auditeur est-elle à double tranchant et que cela fait perdre ce petit je ne sais quoi de cohérence qui aurait permis d'accoucher de morceaux plus mémorables… D'où ce 7.5, plutôt qu'un 8.
Bref: très chouette premier album, même s'il reste encore une marche à gravir pour arriver tout en haut du podium. Néanmoins toutes nos félicitations à la première dauphine, qui une fois encore, est sacrément bien gaulée!
Oh putain, la claque ! D'Obnoxious, je n'avais gardé que le souvenir d'une première partie de Bolt Thrower à Lyon en 2006, et je n'avais pas suivi le reste de la carrière de ce groupe lyonnais. Et que de chemin parcouru depuis !
Ce premier album autoproduit est une véritable bombe. Je le répète : AUTOPRODUIT. Car dès les premières secondes, on n'a pas l'impression d'avoir à faire à un premier album autoproduit mais à un groupe expérimenté signé sur un bon gros label metal. Autoproclamé « brutal thrash death-metal » à juste titre, Obnoxious maîtrise tout le savoir-faire du metal qui tache et qui fait mal, et a su digérer toutes ses influences du brutal death américain au death-metal suédois, en passant par la thrash à la Slayer, voir le death-core.
Technique mais pas démonstratif, brutal mais néanmoins suffisamment « mélodique », Obnoxious est d'une efficacité redoutable et il n'y a strictement rien à jeter sur cet album. C'est bien simple des guitaristes au chanteur, en passant par le batteur, tous les musiciens jouent très bien et assurent vraiment comme des pros. Et que dire du son ? Gros, puissant, efficace et néanmoins parfaitement clair et lisible. Même à vitesse supersonique, on distingue chaque note de guitares et chaque coup de caisse claire. Mickael Vallesi (guitariste de Furia) et Obnoxious ont fait du très bon boulot au Sonovore Studio.
On pourrait reprocher au groupe un manque d'originalité, Obnoxious empruntant des chemins déjà défrichés par Benighted, Whitechapel, etc... Mais les morceaux sont si bons, l'assaut sonique reçu par nos oreilles si efficace et la brutalité si bien maîtrisée, que ce manque d'originalité passe au second plan. On ressort donc conquis de ce « Lab #1 » et on appuie à nouveau sur Play sitôt l'album terminé !
Excellent premier album qui je l'espère va faire parler de lui cette année. Achat vivement recommandé.
Brutal, le premier mot qui vient sous la plume quand on veut évoquer les lyonnais d'Obnoxious
Brutal comme ce sentiment d'urgence permanente qui parcours leur premier opus " Lab #01 "
Brutal ce Thrash/Death qui doit autant au Death suédois dans ses mélodies courtes et assassines, qu'au Thrash Hardcore à l'américaine par son sens du riff incisif, rageur et inspiré
Brutal encore ce chant extrême à 3 voix qui apporte urgence dans ses dialogues vindicatifs et variété dans ses styles en évitant le piège de la lassitude
Brutale toujours cette ambiance de colère inextinguible de la violence sauvage à la rage désespérée en passant par le courroux triomphal
Brutal mais riche et varié dans ses influences parfaitement digérées, son écriture mature faite avec finesse et caractère
Brutal enfin comme une leçon de Metal tranchant et efficace en forme de coup de maître dans ta tronche que nous délivre Obnoxious
Malgré son nom qui évoque immanquablement celui de la mascotte de HAEMORRHAGE, OBNOXIOUS promène son scalpel non pas dans les morgues du Goregrind mais dans la sphère plus digeste du Brutal Death aux pépites de Thrash sévèrement burné. Quelques mélodies, un bon groove et une grosse plâtrée de Brutôl… la recette idéale pour finir comme SHERAF… Comment? Tu connais pas SHERAF? C'est un groupe, ils étaient number one!
En tous cas, c'est pas une raison pour ne plus vous laver les joues… quoique… à force de se plonger dans OBNOXIOUS on ne voit plus le temps passer. Ce groupe français enfonce ses gros doigts boudinés dans divers univers pour se barbouiller des viscères arrachés au Brutal Death, au Thrash… pour un résultat assez goûtu! OBNOXIOUS bringuebale son auditeur entre deux mondes. D'abord, on se fait décaper les ratiches par une avalanche de Brutal Death où l'on trouve du BENIGHTED, du ABORTED (époque "Engineering The Dead") et quelques aimables lampées de CANNIBAL CORPSE. Ensuite, on découvre le deuxième effet Kiss Kool de OBNOXIOUS: l'aspect Thrashos gorgé de groove et de galopades. Il ne serait pas inconcevable de dire que ces onze titres velus ont été bercés par des nounous du genre SLAYER ou GRIMFIST… Ca envoie la purée et ratatine à tours de bras. Les cervicales se fendillent, les amateurs de air-guitar agrippent leur plus belle Warlock imaginaire et se feront ramoner le conduit auditif par ces riffs catchy, ces breaks abrupts et cette batterie marteau-pillon. OBNOXIOUS distribue les mornifles mais sait aussi se faire plus enjôleur…
Là, on attaque le troisième effet Kiss Kool de ce groupe. Bien que profondément enraciné dans le Brutal Death du Vieux Continent, OBNOXIOUS parvient à brider sa férocité… Du gros-qui-tache appaisé par un aspect plus mélodique… Mélodique, certes mais aucunement guimauve. Lorsque le tempo lève le pied et que les grattes se détendent, elles dégobillent des nappes naviguant entre AT THE GATES, THE HAUNTED… Lors de ces interludes, les plus fins limiers sentiront comme un relent d'hydromel évoquant un AMON AMARTH qui se serait levé du pied gauche. On trouve même une pincée d'atomes de DEATH! C'est relativement discret mais omniprésent. OBNOXIOUS, à l'instar de DESTINITY ou BLOOD RED THRONE, joue au funambule entre brutalité massive et mélodies, c'est risqué mais fait avec panache.
La prod est plus que remarquable, il s'agit d'une autoprod, mais le son est d'une puissance à décorner tous les cocus du quartier. On distingue tous les éléments de cette galette, la basse dodue, les riffs tranchants et les vocaux qui oscillent entre grunts d'ours enroué, vociféractions et quelques inhales de bon aloi… Niveau voix, c'est le nom de BENIGHTED qui vient naturellement à l'esprit.
Malgré tout, il y a tout de même un bémol… rien qu'un petit! Au fil des écoutes, l'album semble tirer la langue pour conserver son impact… OBNOXIOUS s'essouffle mais garde le cap dans la tempête… Des baisses de régime sporadiques qui n'entament pas l'homogénéité de "Lab#01"…
Quoi qu'il en soit, OBNOXIOUS est un groupe à ne pas zapper. Original, intense... c'est de la bonne! Un digne représentant du Death à la Française!
Formé en 2002 et originaire de Lyon, Obnoxious officie dans un Brutal Death/Thrash qui saura satisfaire les aficionados les plus exigeants du genre. Premier constat : la production est de grande qualité. Enregistré et mixé au Sonovore Studio par Mickael Vallesi puis masterisé par Tommy Hansen au Jailhouse (Danemark), le son de « Lab #01 » ne souffre aucune critique négative : puissance, clarté, mise en valeur impeccable de chaque élément. Non content de fournir une qualité sonore aussi aboutie, Obnoxious présente aussi un press-book soigné et complet (bio, photos, line-up, contacts, track-list, critiques de VS Webzine, Metal France, Metal Storm, etc).
Dès le premier morceau, on est saisi à la gorge. Des riffs de guitare tranchants complétés par des breaks de batterie efficaces et des parties de double grosse caisse agressives. La suite ne déçoit pas non plus, même si le groupe recherche plus de subtilité, notamment via des arrangements assez complexes mais toujours attractifs et aboutis. Parmi les influences, on peut citer At the Gates et The Haunted, bien qu’Obnoxious soit plus brutal, parfois à la manière d’un Whitechapel (les accélérations, particulièrement bien senties, viennent le rappeler). Les passages lourds créent une ambiance oppressante complétée par des mélodies accrocheuses, comme par exemple sur le neuvième morceau (#01), une petite merveille acoustique sobre et pleine de charme. *
Dans l’ensemble, les guitaristes n’en font pas trop (de la technicité mais toujours au service de la compo), laissant suffisamment d’espace sonore à leurs acolytes. A ce titre, ça fait plaisir d’entendre les lignes de basse dans un style où cet instrument est trop souvent relégué au rôle de faire-valoir. Surtout (et c’est à mon avis ce qui doit être le plus impressionnant sur scène), l’alternance des trois types de chant plus furieux les uns que les autres contribue encore à l’identité musicale solide des Lyonnais. Contrairement à de nombreux combos brutaux, Obnoxious a su là aussi trouver la bonne formule, tout en maturité, en qualité et en efficacité. Tout ça pour dire que dès le premier album, ce groupe s’affirme déjà comme une pointure du genre qu’on apprécie de plus en plus au fur et à mesure des écoutes, massif tout en étant nuancé et varié, professionnel tout en restant spontané.
Rien d’étonnant donc à ce que le groupe fonctionne aussi bien, avec à son actif des partages d’affiche significatifs (Bolt Thrower, Aborted, God Dethroned, Kronos, Recueil Morbide,…). Un groupe à suivre de près, dont l’évolution risque d’être intéressante si les Lyonnais personnalisent encore leur son et leur style, ce qui leur permettrait de rivaliser avec les plus grands dans un futur relativement proche. En attendant, avec de nombreuses dates à venir dans l’hexagone, Obnoxious poursuit sa conquête du territoire français.
Obnoxious est un groupe français qui joue un bon gros Death Métal efficace mélangeant quelques influences Thrash. Ils sortent en 2009 leur premier album Lab #01 après une démo et un EP sortis respectivement en 2004 et 2007. Cet album comprend 11 titres et un design assez sobre.
L'album débute avec "My Scorn" en annonçant tout de suite la couleur, c'est violent, c'est rythmé, c'est du lourd quoi. Les guitares sont très rapides avec des riffs assez accrocheurs, le chant est typiquement Brutal Death, un peu à la Aborted ou Benighted. Le deuxième morceau "December Transition" commence un peu comme une chanson aux ambiances Cradle of Filth mais part vite dans quelque chose de bien plus violent. Ce groupe doit être une pure tuerie en live car l'album donne déjà très envie de headbanger dans le salon, quitte à avoir l'air d'un con. Après personnellement j'adore le Brutal Death mais je trouve ça un peu répétitif à force, et il est difficile de différencier une chanson d'une autre, c'est simplement plaisant à écouter et ça permet de se défouler un peu sur des chansons comme "Everlasting End" ou "One Glance One Kill" ou encore "Carcass Pit". Quelques chansons de cet album sortent du lot, comme par exemple "Mydriasis" qui sonne un peu plus Thrash que les autres avec des mélodies plus prononcées et donc moins Death Métal quoi. "Last Generation" est une chanson au son encore plus haché que sur les précédentes, presque Hardcore et un chant à la limite du Grind parfois, alternant avec un chant plus "crié", aigu. La chanson portant le nom de l'album "Lab #01" est une courte mélodie à la guitare sèche un peu étrange, on se croirait dans un monde imaginaire entre paradis et milieu inquiétant. La fin de "Postmortem Reprisal" illustre bien le titre de l'album je trouve, on sent bien l'ambiance labo de film d'horreur un peu louche. L'album se termine sur "Filthy Secrets" dont les dernières secondes confirment l'ambiance malsaine et inquiétante avec une musique de manège en fond et des pleurs d'enfant ainsi qu'une forte respiration au premier plan. Obnoxious ne fait donc pas uniquement dans le bourrin, il y a toute une ambiance et des mélodies dans leur musique.
Ces cinq français nous offre donc là un petit album plein de brutalité et d'énergie avec un son très bon et très carré. Reste plus qu'à aller les voir sur scène pour me convaincre qu'ils sont réellement très bons.
Apres avoir sorti une première démo, Disclosure Attempt, en 2004, puis un CD 5 titres, Dismal Swarming Shape, en 2007 , OBNOXIOUS nous presente aujourd'hui leur premier album LAB#01 et le moins que l'on puisse dire c'est que les Lyonnais arrivent en force avec cet opus.
Dès le premier titre, ça démarre fort, le groupe s'impose d'emblée avec "My Scorn", un morceau qui en quelques secondes nous met de suite à la page. Evidement, cela donne envie d’écouter la suite. On va découvrir tout au long de cet album du gros riff lourd ("December Transition"...), des lignes très dynamiques ("Postmortem Reprisal"...). Un chant sur deux tons ("My Scorn") ; ce qui me fait un peu penser à BLACK BOMB A, qui permet d’alourdir ou d’alléger le morceau.
Les titres sont bien réfléchis, très techniques, un enregistrement nikel, que puis je dire de plus sur ce CD, c’est du bon, c’est de la balle. Ils ont même pensé à un titre en arpège, très bien pour mon acouphène ("#01") .
En résumé, le bilan de ce LAB #01 est plus que positif, cet album vaut le detour, tout est carré, gros son, gros riff, de la patate à revendre ("Everlasting End"...), pas le temps de s'ennuyer sur les morceaux, un batteur digne de ce nom, des gratteux qui en jettent ; un chant qui passe tout seul, c'est un album tout simplement puissant que je vous recommande au plus haut point !
Les OBNOXIOUS ont pris leur temps, et dire que leur premier album était attendu relèverait du pur euphémisme… Soyons enfin rassurés car le quintette est parvenu durant quelques années d’ébauches, de répétitions et peaufinage à nous préparer un album rempli de bonnes surprises et de qualité !
Force est d’admettre que « lab #01 » inspire d’entrée le respect et l’admiration. Derrière un thrash-death complexe et mélodique dans la veine de « Hatesphere meets Benighted », le groupe, aidé d’une production haut de gamme colle une sérieuse raclée !
Les compositions sont variées et, même si l’originalité n’est pas toujours la priorité du groupe, les changements de tempos et d’ambiances font mouche (preuve en est le terrible « everlasting end » et ses passages grind-core ou encore le titre d’ouverture « my scorn », véritable petite bombe de brutal thrash moderne). Le travail fourni est considérable : chant soigné alternant growls et hurlements, riffs tordus et imaginatifs, rythmiques d’enfer, basse-batterie au taquet…
Le meilleur du metal extrême contemporain semble être ici digéré, et, de ci de là, on repère certaines structures dignes de Gojira et d’autres violences « guitaristiques » que ne renierait pas Nergal de Behemoth !
L’écoute de l’album est également rendue des plus plaisantes grâces à des arrangements propres et autres interludes classieux (l’acoustique « #01 »). Allez ! Ne tombons pas dans le chauvinisme de bas étage ou le prosélytisme à deux euros mais, sans trop se mouiller, on peut affirmer qu’OBNOXIOUS se situe d’ores et déjà en bonne place pour renforcer les rangs de la fameuse « french touch » du metal extrême ! Bravo !
Obnoxious, a new up-and-coming name in the French scene? I'm inclined to think so, so let's visit this Lab #01...
They claim to play some "brutal thrash death metal", and cite as influences bands like At The Gates, The Haunted, Slayer, or Pig Destroyer. Well, all this give a quite accurate description of the music they play. Insane guitar parts? Check. Melodic leads and harsh rythmics? Check. Numerous breakdowns and rhythm changes? Yep. Blast beats? They're here too. At this point of the review, you might as well be thinking that this album is some sort of brutal mess without head or tail. Well, it isn't. As their idols, Obnoxious not only play some really technical stuff, they also know how to write actual songs.
Now, I can't help but quote Thryce on his review of Obnoxious' first EP, as he describes it way better than me: "Obnoxious are clearly paying a lot of attention to the various and by times complex arrangements in their sound, to the carefully structured rhythms, and to the particular atmosphere they're creating in this way." And this is true again on this album, which is never boring as each song is different, well written and interesting in its own right. No fillers on this album!
No need to comment on the musicianship, it's as tight as you might expect from a band like this. From bass, to drums, to guitars, to the varied vocals (one really good main vocalist, with two backers to add some more punch), I can't hear anything wrong, faulty or flawed here.
The same can be said about the production, as it's clean and very powerful but not too much or over the top; everythinh can be heard through the mix. Perfectly fitting.
So? Catchy and aggressive, with melody and technicality to boot, it is indeed a nice listen. It sure isn't completely original, but it's good, very well done, catchy, and full of conviction and personality. It would be a shame, really, to miss this good Lab #01…
2 ans après le mcd "Dismal Swarming Shape" que nous avait sorti Great Dane, revoilà les gaillards avec un gros thrash/death/métalcore bien brutal comme une voiture bélier qui défoncerait la vitrine d'une bijouterie du 16ème.
Les lyonnais Obnoxious sont au volant du bolide, et leur style évolue sensiblement vers quelques chose de plus complexe. Des compos qui bourrinent parfois comme du Aborted, mais qui lorgnent aussi pas mal vers le death-metal à la suédoise, avec même par moments ce poil de technicité qui rappellerait presque les géniaux Dark Tranquillity. Les vocaux sont super variés et carrés, ce qui n'est jamais désagréable, entre la grosse voix caricaturale à la Avulsed qui assomme tout par sa lourdeur 100% matière grasse, et un registre plus torturé et sanglant de la glotte à la At The Gates. Dans les riffs aussi ça sait proposer du gros méchant qui colle au mur, mais aussi parfois des trucs plus aériens et modernes façon Gojira comme sur "Mydriasis", voire quelque chose de plus haché proche d'un Fear Factory/Divine Heresy (sur "Everlasting End"). Mais perso, moi j'les préfère quand ils allument la mèche sans hésitation pour que tout explose comme sur "My Scorn" ou "Last Generation", surtout avec solo de fin épatant qui apporte comme un soupçon de mélodie à ce titre.
J'adore aussi l'enchaînement fatal entre ce court intermède instrumental à la Annihilator (#01) et le méga-ravalement de façade aussi efficace que du Aborted (Postmortem Reprisal). Là ou je ferais un seul reproche, c'est que même s'il s'agit d'un 1er album varié qui va forcément contenter un public très ouvert, le tout sonne trop froid (malgré une très bonne production) et manque un peu de folie pour moi, voire pourquoi pas de riffs thrash pour faire imploser les cervicales? Mais bon ce serait comme de demander à un Terminator de sentir sous les bras : c'est programmé pour écrabouiller, pulvériser et réduire en miettes, faut pas leur demander autre chose... et c'est déjà pas mal.
L'excellente surprise de fin 2009 et cela à double titre. La première c'est pour la qualité de l'album ; la seconde découle de la première : le groupe est autoproduit. Comment est-ce possible? 9 années d'expérience, une démo, un EP et ce magistral album qui est une espèce de compilation flagrante de toutes les influences du metal extrême suédois.
Oubliez la vague de fiottes qui abâtardissent le metal supposé extrême, ici vous allez retrouver uniquement le meilleur de ce qui se fait dans la fange suédoise réellement couillue. La 1ere chose qui te calme c'est la production énorme, puissante, d'une clarté exemplaire, parfait équilibrage entre une batterie claquante clairement audible sur quelque endroit où le batteur cogne, avec un non moins monstrueux son pour les grattes et la basse. Ébouriffant, et pourtant la prod n'est pas la chose sur laquelle j'aime porter mon attention, puisque ça ressemble souvent à de la poudre aux yeux (aux oreilles?) pour masquer l'inanité des compos. 11 titres puissants rivalisant d'excellence, que ce soit au niveau des structures, des riffs, des mélodies. Comme dit plus haut, la scène suédoise est à l'honneur au niveau des grattes, on a déjà entendu tous ces putains de genre de riffs à un moment ou à un autre, et pourtant qu'il est bon d'avoir la quintessence de cette scène réunie dans un seul album. On tape large d'ailleurs puisque deux titres rappellent même le black suédois (la fin de Unstable avec son solo à la DISSECTION, ombre que plane également sur l'acoustique LAB #01, et le riff principal de Filthy secrets). Ils arrivent à faire de chaque titre une entité propre ne ressemblant nullement aux autres et tout simplement en bombardant de riffs énormes et d'arrangements bien pensés. Aident en cela la multiplicité des voix (qu'il est bon de n'avoir pas oublié des voix gutturales étant plus efficaces que les merdiques chants hardcore propres au style) et surtout ce putain de soliste. Ce mec a des doigts en or pour pondre les solii qui tuent, j'en veux pour preuve la géniale fin de Last generation.
Premier essai et coup de maître, cet album est absolument fabuleux, et devrait leur ouvrir les bonnes portes. Cet album est une bombe, dommages collatéraux assurés.
Obnoxious, groupe lyonnais formé en 2002, nous livre ici son premier album intitulé Lab #01. Et soyons clairs, si vous êtes amateurs d'odes à la joie, de couchers de soleil, de petits oiseaux qui gazouillent...passez votre chemin ! Ici c'est plutôt le règne de la souffrance qui est mis à l'honneur...
Avant de parler "musique" au sens propre du terme, je vais parler production. Tout simplement car elle est d'une grande qualité, ni trop grasse, ni trop sèche, elle colle parfaitement au tempérament de l'album !
Passons à ce qui fait vibrer les cages à miel !! Le premier morceau, My Scorn, nous fais rentrer on ne peut plus vite dans le vif du sujet, c'est brutal....et mélodique ! Et c'est agréablement bien fait ! Ce que s'empresse de confirmer le second morceau, December Transition, mais en ajoutant un passage très mid-tempo, et peu énervé, à leur morceau. On aime ou on n’aime pas. Moi j'aime, à condition que ce soit anecdotique. Et ça tombe bien, ça l'est. Everlasting End inaugure la présence de soli dans l'album et brille surtout par le dynamisme entre le chanteur principal, Ludovic Mornand, et les deux autres backing vocals, Lény Zanotti et Mathieu Deygas.
Mais je vais éviter de décrire précisément tout l'album, sans effet de surprise, c'est moins drôle (notamment pour #01 ) ! Mais il faut quand même souligner une chose importante, aucun "mauvais" morceau n'est à déplorer dans ce premier album. Alors oui, certains morceaux sont supérieurs aux autres. Allez, citons Mydriasis, Postmortem Reprisal et Filthy Secrets. L'enchainement entre ces deux derniers morceaux est d'ailleurs...une grosse mandale dans la tête ! Voila un bon gros final dantesque ! Mais l'album s'écoute facilement d'une traite, à condition d'être un minimum habitué au style, cela va de soi.
Bref, c'est du bon, et même si ça ne révolutionne pas vraiment le style dans lequel officie le groupe ( bon en même temps va révolutionner le brutal death... ), c'est vraiment une bonne petite claque dans la tronche et ce qui est bien c'est que plus on l'écoute, plus on ramasse !
( Au passage, je tiens à remercier le groupe de m'avoir fourni une version en FLAC lossless, à ma demande, de leur album, à défaut d'avoir le CD, c'est beaucoup mieux que du mp3... ! )
Valeur montante du Brutal Thrash Death français !
Obnoxious fait partie de ses nouveaux groupes de la scène française qui comptent bien investir les oreilles des amateurs de brutalité. Cependant, comme tout a déjà plus ou moins été fait en matière de musique extrême, difficile de sortir du lot. Et pourtant, avec ce premier album, en poche, le groupe risque bien de se faire remarquer sur l’hexagone pour faire saigner quelques oreilles et botter quelques culs.
Évoluant dans un style qui mélange habilement Death et Thrash, le tout sans oublier le petit côté technique et la dose de brutalité qui vienent montrer que Obnoxious n’est pas un énième groupe d’amateur, mais un groupe qui en a dans le pantalon ! On pense inévitablement à quelques grands noms de la scène française comme Recueil Morbide ou Benighted, ou encore Destinity pour certains passages. En gros, avec de telles références, pas besoin de dessins : Obnoxious nous propose une musique violente, explosive et puissante.
Mais attention, la solution de facilité qui consiste à ne faire que de la violence gratuite a fort judicieusement été évitée. Obnoxious se détache aussi de ses influences sans problèmes. Ainsi, on aura tout de même droit à des mélodies des plus agressives et tranchantes, des riffs écrasants, et surtout un duo basse/batterie très bien pensé. Et comme ces français sont très inventifs, on ne se fait pas chier une seule seconde puisque chaque note est un coup de tonnerre dans nos oreilles et elles en redemandent.
On notera aussi un panel vocal plutôt riche et varié. Là aussi on repense vaguement à Benighted pour l’alternance chant Death/chant Black avec un feeling assez incroyable, mais le timbre reste bien personnel. Pas de quoi hurler au plagiat, loin de là ! Cette diversité du chant permet elle aussi de surprendre sans cesse l’auditeur et ainsi de ne pas stagner dans une musique trop prévisible. Au contraire, le groupe sait se renouveler sans cesse, tout en gardant sa touche personnelle très marquée. Tout au long de ces 11 titres, Obnoxious expose tout son savoir-faire et nous propose donc un disque vraiment puissant et qui fait bien plaisir. Des passages plus atmosphériques sont même incorporés dans l’ensemble et ils se fondent à merveille dans le paysage. On pense à Last Generation évidemment qui montre que le groupe est un peu touche-à-tout, ce qui est tout à leur honneur et qui peut même rappeler Dylath-Leen par ses ambiances. Ces passages plus mid-tempo sont une force à ne pas négliger pour que l’album soir digéré dans de bonnes conditions. Le morceau #01 passe lui aussi très bien, fondu au milieu de cette brutalité, le titre en question est simplement une interlude instrumentale très agréable.
Bref, vous l’aurez compris, ce premier album, Lab #01, est un pur concentré de violence, mais pas seulement puisque le groupe ne se cantonne pas qu’à cela et explore aussi des atmosphères assez particulières. La production est largement à la hauteur puisqu’elle révèle une musique vraiment intense, puissante, et prête à tout écraser sur son passage. Les chevelus qui oseront aller à leurs concerts n’auront qu’à bien se tenir pour ne pas finir avec un torticolis à vie : avis aux amateurs, la machine semble prête pour conquérir l’Hexagone, voire plus !
The artist formerly known as Aerendel, started out as Obnoxious as of the blessed year 2002. The Lyonnais crew founded the Obnoxious Ways Production as a means to distribute their own music and booker/promoter/organiser for shows. The quintet plays fast, brutal yet melodic death metal with loads of influences from other metalgenres (most prominent: thrash metal). An excessive speed mangled with three vocalists ranging from grunt to scream and beyond. Drum patterns not fit for human ears and ultrasonic riffing from the abyss. From the first minute on there is simply no stopping this band, which is said to be influenced by AT THE GATES or WHITECHAPEL (think of a mix of both bands and you might come close to “Lab #01”).
“One Glance, One Kill” must have one of the most headbangable breakdowns in death metal history and no one should be standing still when hearing this tremolo-picking masterpiece. Songs for the brutals amongst us are “Everlasting End” or “Carcass Pit”.
Too bad we had to wait so long for this debut, but this is (at least in my book) THE debut of 2009!
Die seit 2002 existierende Band OBNOXIUS machte in den letzten Jahren lediglich durch ein paar kleinere, unvollwertige Releases auf sich aufmerksam. Die Jungs werden sich wohl gedacht haben, dass es langsam mal Zeit für ein richtiges Album wird. Und soviel vorweg: man merkt, dass die Kombo sich über die Jahre hinweg zu einem eingespielten Team entwickelt hat.
Komplexe, extreme Gitarrenriffs, walzende Blastbeats und präzises Bassspiel, dazu noch amtliches Gegrowle und das Death Metal Vergnügen ist komlett.
Prinzipiell hat alles außer der Musik, also Coverartwork, Videos und so weiter, eher etwas mit „Angst-Pop“ oder Industrial gemein (gefesselte, in Tücher eingewickelte Menschen, der Name des Albums „Lab #1…), was aber gar nicht so unpassend ist. Im Gegenteil, es wirft ein etwas anderes Licht auf die doch ziemlich durchschnittliche Musik. Ist auch mal echt was anderes als die Gore-Zeichnungen, die sonst die CDs verzieren, und auf jeden Fall besser als der Bandschriftzug vor einfarbigem Hintergrund. Hinzu kommen zwischen den Liedern ab und zu Samples vor, welche die Gesamtstimmung zudem verdunkeln.
Ansonsten ist das Album einfach nur extrem: extrem schnell, extrem brutal in der Spielweise, extrem präzise (was für alle instrumente gilt) und vor allem extrem headbanggeeignet.
Leider ist OBNOXIOUS aber etwas uneigenständig. Es sind zwar verschiedenste Ansätze zu hören, die das wohl unterbinden sollten, wie zum Beispiel kurze Einschübe mit der Akustikgitarre, Rhythmusänderungen und die bereits erwähnten Samples, aber im Großen und Ganzen ist und bleibt „Lab #1“ ein typisches Death Metal Album, wenn auch etwas old-schooliger und brutaler als die meisten anderen.
Mir persönlich gefällt das Album zwar ganz gut, aber nicht sehr gut. Dafür ist es einfach zu gewöhnlich. Dennoch sollte man OBNOXIOUS im Auge behalten, denn es sind sehr gute Ansätze zu hören (z.B. die Abwechslung, die troz der Extremen Spielweise zutage kommt).
Vor allem für Fans des guten, alten Old-School-Death/Thrash-Metals dürfte „Lab #1“ ein Ohrenschmaus sein. Für die anderen Metalheads auf jeden Fall ein Tipp zum mal reinhören.
Décidément, en ce moment, la scène metal lyonnaise est en forme, aussi bien au niveau du nombre d'albums provenant de la capitale des Gaules que de la qualité de ceux-ci. Ce mois-ci, c'est Obnoxious qui sort son premier opus, "Lab #01".
Forts d'une démo et d'un EP sortis respectivement en 2004 et 2007 et d'une expérience scénique non négligeable, c'est donc à des gaillards relativement expérimentés qu'on a à faire. Et cela s'entend immédiatement, car la production est absolument excellente. Claire, nette, précise, le son est ultra carré et le brutal / thrash / death du quintet a un rendu très pro pour un premier album. Musicalement parlant, ensuite, c'est du café crème...un régal absolu pour les cages à miel! Chaque titre est doté de structures riches, d'ambiances sombres et torturées, de riffs titanesques et accrocheurs, de soli endiablés, le tout emmené par une batterie surpuissante, bref, Obnoxious nous met une grande claque dans la gueule, et on aime ça!! Mais ce n'est pas tout, le combo propose également un chant hurlé et malsain accompagné de deux backing vocals de haut vol, ajoutez à cela des passages mélodiques et des breaks toujours très bien amenés et là, tout est fait pour nous immerger au mieux dans l'atmosphère violente et dérangeante de ce "Lab #01".
On accroche d'emblée à "Lab #01". Obnoxious vous chope par le col dès les premières notes de "My Scorn" et ne vous lâche plus jusqu'à la fin, arrivant même à vous refiler l'envie de le réécouter immédiatement...Une première galette où il n'y a absolument rien à jeter et qui met la barre très haut pour les lyonnais. Précipitez-vous dessus!
The French brutal deathrash band Obnoxious (not to be confused with the Dutch hiphop band The Obnoxious or other metal bands that go by the same name) was founded in 2002. The current line-up consists of Ludovic Mornand (vocals), Leny Zanotti (guitars), Mathieu Deygas (guitars), Nicolas Latreille (bas) and Matthieu Gamet (drums). So far the band released a six track demo ‘Disclosure Attempt’ (2004) and a five track EP entitled ‘Dismal Swarming Shape’ (2007) and already shared the stages with Bolt Thrower, God Dethroned, Aborted and other leading bands within the genre.
After listening to this CD, I have the upmost respect for these youngsters. Their brand of melodic yet aggressive death metal is catchy and fierce and makes you just want to bang your fucking skull off. The sound (recorded by Mickael Vallesi and mastered by Tommy Hansen) is amazing for a self-released CD, the musicians are quite skilled and perfectly blend together and with three vocalists, Obnoxious’ energy is unrivalled. I don’t know about the price or availability of this CD, but just check out the band’s homepage and all mysteries will be revelead. One of the best debut CD’s of the year 2009!
Personnellement, Obnoxious, j'en avais entendu parler, juste de nom et honnêtement "Dismal Swarming Shape" ainsi que "Disclosure Attempt", je n'ai jamais posé une seule oreille dessus. Un soir de pleine lune, Grand Master Pete , maître incontesté de la French Metallisation vint à me parler de la sortie future de l'album d'Obnoxious.
Donc forcément au vu de ce que j'avais déjà pu lire de ce groupe, et parce que je suis le barbare le plus curieux des mondes souterrains, la quête a débuté... Je suis donc sorti de ma grotte misanthropique afin de commencer la découverte sur le site du groupe, d'un trailer qui m'a mis en bouche, avec une vidéo des sessions d'enregistrement, et là c'est une grosse révélation qui s'est faite. J'ai commencé à baver, et à ne plus pouvoir m'arrêter. J'ai tellement bavé que j'en ai souillé mes sous vêtements arch-aïques.
Obnoxious est un groupe d'aujourd'hui, mais quelle puissance, quelle force, quelle mélodie, quelle technique, quelle inventivité... !!! Je ne saurai trouver assez de mots pour décrire mon ressenti , à la première écoute de "My Scorn". Il y a une élite, et pour moi il s'agit bien d'une élite, qu'elle soit issue de la métropole, qu'elle soit issue d'outre manche, d'outre mer, d'outre-tombe et d'outre ce que l'on veut, mais il y a des groupes qui ont un feeling pour écrire une musique extrême qui vous accroche immédiatement. Sans aucun doute, sans aucune hésitation, on peut dire que "Lab #01" est un album qui vous retournera les tripes, un album qui s'apprécie immédiatement tout aussi bien que sur le long terme.
Encore une fois, là où certains se targuent de juste faire du "métal" parce qu'ils ont trouvé trois riffs répétitifs et saccadés, parce que leur musique est trop pauvre pour que l'on puisse dire si elle appartient à telle ou telle mouvance, ici on est à des années-lumière du seuil de pauvreté musicale. On se complait plutôt dans la richesse extrême harmonique. Il n'est pas question de gaspillage de notes inutiles et superflues, elles sont nombreuses et elles ont toutes leur fonction. On est plutôt dans la chasse à cour du riff -tueur. Car c'est, armés de guitares meurtrières, de patterns et de riffs calibre 12, chevauchant des montures titanesques, où le chant destructeur et ultra-jouissif de Ludo remplace le cor de chasse mythique pour rassembler les troupes afin que la meute de metalleux affamés (quoique peut-être assoiffés), aillent à la recherche du gibier qu'est "Lab #01". Oui c'est un gibier rare que ce premier album sans erreur flagrante ou critiquable, sans faute de goût, tel le chrysolophus pictus (qui est le nom "savant" du faisan doré).
"Lab #01" sera classé, non pas par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature mais certainement par l'Union Internationale pour la Conservation de la Culture Métal.
L'étiquette que donne Obnoxious à savoir du brutal thrash-death, est un aperçu générique qui permet de bien cerner l'amorce de ce groupe. Mais le style d'Obnoxious va plus loin, il est surtout :
O-riginal.
Parce que leur musique arrive à créer une alchimie de tellement de musiques metalliques extrêmes, principalement thrash et death, que ce compromis musical offre une étonnante identité technique comme peuvent l'être At The Gates ou Arsis, autant que mélodique, où regorgent des alternances de passages violents et agressifs aux côtés d'ambiances sombres mais mélodiques.
B-rutal.
C'est indéniable, et c'est vérifié sur l'intégralité de l'album et donc sur les onze titres qui composent cette perle noire, l'objectif n'est pas d'être brutal sempiternellement, car comme expliqué précédemment l'intelligence de Obnoxious réside dans leur éclectisme musical. Mais l'ombre d'une brutalité ajustée pèse tout au long de l'album. Même sur des rythmiques plus posées, plus fluides comme sur "Everlasting End", c'est cet aspect brutal qui donne aux morceaux cet avantage de vous agripper tout de suite sans jamais vous relâcher.
N-évrotique.
Parce que les émotions que l'on peut ressentir sur "December Transition" ou "Mydriasis" (surtout celle-ci, didiou !!) sont de nature à provoquer des troubles émotionnels et affectifs, qui sans altérer les fonctions intellectuelles, arrivent quand même à entrainer une transe post-obnoxiousienne aux allures de crise de spasmophilie tétanique, doublées de convulsions épileptiques.... Peut-être est-ce dû aux expériences effectués dans ce "Lab #01".
O-bscur.
Parce que même si l'on n'est pas dans le monde du black métal ou du dark métal, mais bel et bien dans un thrash / death brutal et technique, les ambiances des chansons sont obscures et sombres. Ces ambiances sont malsaines sur certaines chansons telle que "Last Generation", avec une batterie qui reste relativement rapide sur la grosse caisse, mais où les guitares ralentissent par moment pour atteindre une lourdeur pesante et noire, amenant un filtre saisissant en paradoxe avec l'atmosphère globale et les accélérations opportunes que les membres ont su écrire. Ce titre est un des meilleurs de l'album, parce que parmi les deux plus longs ce qui a permis de s'aventurer plus dans les ambiances que dans la puissance pure.
X-érophage.
On pourrait se demander pourquoi xérophage, et bien parce que l'écoute de "Lab #01", c'est comme le carême, une écoute attentive, concentrée n'est évidemment pas obligatoire, car chacun est libre de faire ce qu'il veut, mais en tous les cas hautement conseillé, afin de profiter pleinement des changements de tempo, de ce gros son enregistré et mixé par Mickael Vallesi au Sonovore Studio et masterisé par Tommy Hansen au Jailhouse Studio. Et donc par conséquent , on s'abstient à l'écoute de cet album. On s'abstient de faire des choses qui ne permettraient pas d'entendre tout ce qu'il y a à entendre. Evidemment, point besoin de ne manger que du pain et des fruits secs pendant l'écoute, comme le voulait la tradition, mais les fruits secs avec la bière, c'est déjà pas mal.
I-conoclaste.
Comme on le précisait plus haut, Obnoxious est intelligent, d'avoir su mêler des influences thrash et death venant de groupes comme At The Gates, avec des racines thrash de base, mais un death brutal , avec des vocaux qui savent également se faire porcins comme les Benighted et autres groupes phares d'aujourd'hui. Obnoxious cassent toutes les traditions, ils ne s'arrêtent pas forcément à leurs genres de prédilection et viennent exercer leur savoir faire vers d'autres horizons. C'est pour cela que dans les toutes premières notes de "Unstable" j'ai ai ressenti un black / death semblable à celui de Dissection, comme pour "Where Dead Angel Lie", mais il n'y a pas que là que le talent d'Obnoxious se veut ouvert , également sur le dernier titre de l'album, sur "Filthy Secrets" qui est le titre le plus long de l'album. Autant les vocaux , autant les rythmiques se font là-aussi sans doute un peu plus black/death sur pas mal de passages, et c'est un constat fort impressionnant.
O-culaire.
Car Obnoxious a mis les petit plats dans les grands et il faudrait être aveugle pour ne pas s'apercevoir de la sortie imminente de "Lab #01". On peut choper cet album pour l'instant en digital via tout les sites auprès desquels vous pouvez télécharger légalement, Deezer, Amazon, Virgin, Itunes... mais on les retrouve également sur tous les forums à caractère social comme Facebook, MySpace, Reverbnation, Twitter... alors ne faites pas semblant de ne pas savoir où écouter Obnoxious, personne ne vous croira.
De plus, même si je n'ai que la version promotionnelle réservée aux médias, le visuel a l'air d'être pas mal du tout, professionnalisme rimant maintenant avec autoproduction (pas dans la sonorité évidemment, dans l'esprit forcément....).
U-niversel.
Evidemment universel, que vous soyez du Bostwana, que vous soyez du fin fond de la Lousiane, du terroir français le plus cru, de la jungle amazonienne la plus reculée,des tours les plus mondaines au quartier les plus malfamés, "Lab #01" fait ressortir en chacun de nous les reflexes les plus sauvages, les attitudes les plus primales, La musique de Obnoxious s'étend à tous et s'étend partout, elle s'applique à tous les maux comme le produit miracle. Le "brutal thrash death metal" d'Obnoxious est mature, propre, carré et bien pensé. Il ne reste plus qu'à l'avaler.
S-uperbe.
Un mot si simple qui veut tout dire, superbe comme le titre instrumental "# 01", qui fait un peu respirer avant de repartir dans la sauvagerie la plus agressive de "Postmortem Reprisal". Effectivement cet instrumental Slayerien / Bay Arealique (putain le nombre de néologismes impossibles que j'invente devient trop complexe parfois...hum....) offre un temps "mort" d'une minute trente avec une guitare plus qu'aérienne, du nectar.
Superbe, parce que voici un album qui permet de montrer que dans le vrai metal, celui qui était à son apogée dans la fin des 80's et les 90's, on a tout de même aujourd'hui quelques groupes qui ont encore l'écriture divine, pour nous faire vibrer.
Superbe parce que tous les morceaux de cet album, sa production, ses idées directrices, son chant , ses instruments sont sans faille. Et "Lab #01" est d'ores et déjà un must.
La région Lyonnaise a encore frappé, ce n'est pas juste, il n'y a que des groupes excellents là-bas... Bon après avoir terminé de lire l'acronyme d'O-B-N-O-X-I-O-U-S, comme vous l'aurez remarqué, vous n'avez plus qu'à l'acheter...
Ab und an brodelt es im französischen Untergrund und es schwappt eine scharfe Suppe über den Tellerrand ins Nachbarland. Dementsprechend liegt die neueste Suppeneinlage der Widerlinge von OBNOXIOUS in meinem Plattenteller, um als deftiges Soundgemisch aus meiner Anlage zu tropfen.
Diese zweite Demo der erst seit sechs Jahren aktiven Band beginnt, glaube ich, mit einem Hubschrauber. Die Jungs spielen sich sogar auf ihrer EP in einem instrumentalen Intro erst einmal ein, was sich gegen Ende auch in seiner Aggressivität steigert.
Als dann in „Postmortem Reprisal“ die Frontsau Ludo Töne von sich gibt, bemerke ich meine hier passende Beschreibung des Sängers. Aus den Untiefen seines Körpers bringt er Growls zum Vorschein, die entweder mindestens aus den Kniekehlen hoch geholt werden oder gar mit technischer Hilfe vertieft sind.
Nach ordentlichem Todesblei, das zu Beginn abgeschossen wird, in das sich auch trashige Prügelorgien einmischen, beginnt der mittlere Track mit einem erfrischenden Intro cleaner Gitarren. Die langsam groovende Walze rumpelt kurze Zeit später aber wieder in alter Manier durch die Gefilde der tödlichen Trash-Musik.
Durch zweierlei Backing Vocals der Gitarreros verfeinert, die jedoch auch meist gutturale Laute von sich geben, ist der kurze Silberling von OBNOXIOUS eine ordentliche Schlachtplatte. „Dismal Swarming Shape“ ist ein Scheibchen, das zwar nicht vor Innovativität strotzt, aber mit wenig Langeweile als ein harter Knüppel aus dem Sack einem ordentlich den Hintern versohlt.
Every once in a while I bang my head against this certain unannounced saturation point in my taste in metal. During these certain periods all the regular stuff I listen to doesn't really appeal to me anymore, and I'm desperately in search for something new, something fresh, something I haven't quite heard before or haven't heard in a very long time. And so, that particular morning when I found "Dismal Swarming Shape" in my mailbox, the five-song EP from French Death metallers Obnoxious came up with glance to my high pitched expectations and hopes. And let me tell you, that's really something.
The first thing that immediately catches the attention here, is the high amount of utmost care and precision the band is putting in their compositions, but also in playing their instruments. Obnoxious are clearly paying a lot of attention to the various and by times complex arrangements in their sound, to the carefully structured rhythms, and to the particular atmosphere they're creating in this way. In one word, on "Dismal Swarming Shape" the guys from Obnoxious unabashedly show their abilities to setting the right tone. Obnoxious play some sort of slightly Thrashy form of mid-paced Death metal, with a lot of sense for rhythm and with the proper grooves and breakdowns, but not in the progressive or technical way, so that is all stays easily accessible and enjoyable. But most importantly the sound of Obnoxious is highly seasoned with a needful share of freshness and contagiousness, and that's exactly what I was waiting for. And if that still wasn't enough Obnoxious are on top of that also lavishly entertaining with killer solos and virile riffs. Also the top-notch vocals and ditto vocal switches contribute greatly to the positive review of this EP. As you can see, this EP contains a lot of aspects and elements and has about everything one could possibly need in his Death metal. The only thing that's missing is you discovering this fine piece of devastating music.
Maybe this band is still too young, and this EP too short to be called a milestone. The only thing that's certain is that this is a band to look out for. Obnoxious have a lot going on and have all the potential to become a respected value in the Death metal (sub-) top. I really hope to hear more from these guys in the not so distant future, it would really be a waste of talent and effort if this band goes down in history without the recognition it absolutely deserves. Tell them I told you so.
And before I forget, if someone happens to know why I have the uncontrollable urge to listen to Severed Savior every single time I finished listening the "Dismal Swarming Shape" EP, please let me know, we obviously need to party more together from now on.
Obnoxious est un groupe de death / thrash à la Cannibal Corpse ou encore à la Slayer, une comparaison qu'il ne faut pas prendre à la légère car ces Lyonnais envoient vraiment de bonnes choses à travers ce 5 titres.
Je préfère dire un faux 5 titres, car la première piste est une petit intro instrumentale ("From The Depths") qui amène vers le très éfficace "Postmortem Reprisal" et son cris à la Chris Barnes.
On accroche bien à la voix death de Ludo qui a un très bon coffre, on apprécie également un titre comme "Illusion...Wakin...Death" avec son intro orientale et sa suite très thrash.
On savoure une qualité d'écriture très bonne, les morceaux sont faciles à comprendre même si bien évidemment il faut adhérer à ce genre de groupe.
Les guitares sont plutôt précises malgré quelques points pouvant être améliorés et peaufinés, d'ailleurs le mix n'avantage pas la qualité. En parlant de cette mauvaise qualité du mix, la batterie sonne mal et on a l'impression d'avoir affaire à un son "garage".
Mais la qualité des compositions est bien là, une maîtrise certaine de ce style death dans lequel Obnoxious ne révolutionne pas mais qui apporte une pierre de plus dans le paysage français.
Obnoxious est un combo Lyonnais qui nous a déjà servi quelques agréables autoproductions au fil des années. Suite à un changement de line-up majeur, Franck leur chanteur originel ayant quitté en bon termes le groupe l'année dernière, remplacé au fil de l'eau par Ludo, le groupe affirme avec ce nouvel EP auto-produit son nouveau line up, sans déroger trop franchement de sa direction musicale qui a tout pour nous plaire, amis thrashos !
Le registre vocal de Ludo a sans doute influencé un minimum la composition de cet EP, car celui-ci se démarque de plus en plus du thrash à la The Haunted / At The Gates habituel chez Obno (qui pour encore douter que ce ne sont pas des hommes de goût ?) pour piocher dans un registre plus extrême, aidé en cela par les growls et autres hurlements blacks parfaitement maîtrisés de leur nouveau chanteur ; appuyé comme à l'accoutumé aux backings vocals par un Math plus revanchard que jamais ! « Dismal Swarming Shape » démarre par une courte intro instrumentale, qui rappelle le bon vieux temps du « Made Me Do It », quand The Haunted faisait encore du thrash burné et réellement agressif ; l'intro laisse vite sa place à « Postmortem Reprisal », un titre thrash à la structure très claire et accrocheuse : les 3 minutes du morceaux passent vite et bien, les riffs s'enchaînant de façon très fluide sans lasser ; on appréciera aussi le duel de solo en fin de titre, évenement de plus en plus rare et pourtant toujours aussi agréable.
Obnoxious mêle toujours avec plaisir riffs dynamiques et de mélodies courtes mais inspirées, preuve en est les intros arpégées d' « Unstable » et d'« Illusion…Wakin'…Death », qui sont dans la droite lignée d'un Testament / Slayer époque The Gathering / Seasons In The Abyss ; avec l'inévitable démarrage en trombe passée les 30 premières secondes en direction de riffs plus aiguisés ! L'EP se conclut par l'accrocheur « D.T.U », mené par un riff mélodique qui me fait penser à du Kataklysm nouvelle époque, allez savoir pourquoi.
Musicalement, rien à redire l'EP se laisse écouter avec plaisir ; les musiciens maîtrisent leurs instruments et ont le groove nécessaire pour faire sonner des compos qui se veulent volontairement aisés à assimiler. Un petit mot sur la production et le mixage, parfaitement correct dans le cadre de cette autoproduction et qui ne rebutera aucun auditeur, habitué des gros sons surproduits ou non. Bref un EP de qualité pour un groupe qui l'est tout autant, et qui défend en ce moment ces nouveaux titres sur les scènes de la région !
Les lyonnais d'OBNOXIOUS ne lâchent rien ! ça, on le savait déjà quand on connaît le parcours musical du combo, mais cette posture s'affirme encore avec ce nouveau EP 5 titres autoproduit qui permet au groupe de présenter Ludo, son nouveau chanteur dont le registre vocal mêlant growls assourdissants et hurlements de damné diversifie la musique du combo. Ce 'Dismal Swarming Shape' porte donc en lui une nouvelle évolution dans l'approche musicale du combo qui glisse doucement du Death furieux vers un Thrash Death core aux réminiscences Grind, ('From the dephts/ Postmortem reprisal'') la responsabilité à un chant à la limite du 'Grouik' et des gargouillis de tuyauterie typiques des NASUM, AGORAPHOBIC NOSEBLEED et consorts. La suite est toute aussi porteuse d'espoir pour OBNOXIOUS, avec le Thrash furibard de 'Unstable' ou le plus conventionnel "D.T.U." et on imagine ce que pourraient donner ces titres avec une grosse production. Reste la scène, et là, nul doute qu'avec le gros son et la sueur, aucune de nos neurones ne sera épargnée !
Constitué en 2002 dans la région lyonnaise (à en croire que tous les bons groupes de Metal de ces dernières années sont enfantées dans cette région), OBNOXIOUS édite avec Dismal Swarming Shape son premier EP, après une première mouture Disclosure Attempt parue en 2004, chroniquée sur Metal-Impact ici et qui ne nous laissa pas complètement insensibles. Jouissant d’une grosse expérience de la scène, les cinq membres d’OBNOXIOUS ayant notamment fait la première partie des géants anglais de BOLT THROWER, ce qui n’est pas rien, le combo rhodanien pratique un Death ferme et agressif aux doux relents de Thrash. Ce premier EP en est la preuve sonore. Cinq titres pour presque vingt minutes d’un Death sans concessions. At my Signal, Unleash Hell !, comme disait l’autre.
Les morceaux sont tous accomplis et irréprochables, sans réelle faute de goût et ne pêchent pas de puissance. On accordera notamment une mention spéciale pour le titre «Unstable» et son Death Thrash virulent et surtout le morceau «Illusion…Wakin’…Death», un très bon accommodement de Death aux exhalaisons Thrash. Le morceau «Postmortem Reprisal» se dévoile également fort enthousiasmant avec ce Thrash Death à la structure bagarreuse. Les musiciens rivalisent de fureur et d’habileté sur cet EP fort en bouche ! Vingt minutes de bien-être, OBNOXIOUS démontre encore une fois ce dont ils sont capables. Quant à leur production, comme sur la démo, elle est certes encore un peu juste mais confère à leurs titres une sauvagerie qui finalement leur sied parfaitement. Si cela est dû à un manque de moyens, cela ne se ressent pas tant les pistes résonnent de manière carrément fortes et solides. Dismal Swarming Shape s’écoute avec plaisir et attention.
On n’a vraiment pas de souci à se faire en France en ce qui concerne le Death et son avenir, la relève est d’ores et déjà assurée. On entendra à coup sûr parler de OBNOXIOUS dans les années qui viennent, ce quintet lyonnais ne manquant pas de piquant !
OBNOXIOUS, groupe Lyonnais étiqueté Death-Thrash, à débuté en l'an 2000. Courant 2004, sortie d'un premier "méfait", en l'occurrence une démo 6 titres intitulée "Disclosure Attempt", enregistrée dans le local de répétition du groupe. Aujourd'hui le combo nous présente son nouvel EP 5 titres "Dismal Swarming Shape". Avant de poser délicatement la galette dans le lecteur CD, je tenais à signaler l'originalité de l'artwork de la couverture signé Blackthorns Design.
Tout d'abord nous avons une ambiance lugubre créée par le premier titre "From The Depths", instrumental qui constitue une entrée en matière avec notamment des samples qui seront utilisés à bon escient par la suite. Ce qui frappe à l'écoute de ce Death technique, c'est la recherche de sonorités variées, avec des riffs très complexes sur des morceaux bien structurés. Nous avons donc affaire ici , à un groupe en recherche de modernité dans le style pratiqué, sans pour autant négliger un léger aspect mélodique sous jacent. Mais n'oublions pas qu'il s'agit tout de même de Death Metal, impressionnant de part la lourdeur de certains rythmes et de la voix qui colle parfaitement au but recherché. Comme quoi, tout n'a pas été encore dit dans cette mouvance du métal extrême. Au niveau des influences, car influences il y a, même si elles sont bien "digérées", je pense d'entrée à Morbid Angel, voire même Death, et au coin de l'oreille je perçois, en quantité minimum des accents de Loudblast. Mais ne nous y trompons pas, nous avons avec "Dismal Swarming Shape", le résultat d'un travail bien personnel du groupe Obnoxious et l'écoute de ce premier EP nous laisse un peu sur notre faim, car trop court. C'est dire si un album entier de cette qualité nous satisferait encore plus. A quand la suite S.V.P ?. En attendant nous ne pouvons que conseiller l'acquisition de cet opus à tout bon Death-Metalleux qui se respecte.
Nous sommes encore trop peu nombreux à avoir déjà entendu parler de ce groupe lyonnais relativement jeune qui sévit sur la scène Death / Thrash depuis 2002. Voila une bonne raison de peaufiner votre sujet à l'occasion de la sortie de leur premier EP dont le titre "Dismal Swarming Shape" est aussi doux que leurs influences allant d'At The Gates à Emperor en passant par Cannibal Corpse.
Obnoxious nous propose donc un bon petit EP d'une vingtaine de minutes environ comprenant 5 titres s'enchaînant à merveille bien qu'étant assez variés en même temps. Je m'explique, une des forces de cet EP réside en le fait que le groupe ait réussi à choisir des titres tout à fait complémentaires sans pour autant que ce soit la même chose du début à la fin de la galette. Mine de rien c'est important.
L'ouverture des hostilités est attribuée à "From The Depths", titre instrumental grinçant, limite malsain vraiment bien exécuté alternant rapidité et technique débouchant parfaitement sur "Postmortem Reprisal", titre à la fois lourd et puissant. "Unstable" constitue un véritable petit bijou pour les accros de double, "Illusion...Wakin'...Death" comprend une intro beaucoup plus lente que le reste de l'EP étant tout de même d'une technique irréprochable qui offre ensuite un titre plus lent que les autres mais toujours aussi oppressant. Pour finir "D.T.U" clôt parfaitement le tout avec une patte lyonnaise que je qualifie d'originale dans le style.
Si les attaques de grosse-caisse, les soli rapides et techniques et un chant à la Corpsegrinder ne vous font pas peur cet EP vous est tout désigné. "Dismal Swarming Shape" montre bien la détermination d'Obnoxious à rester sur le devant de la scène avec des titres qui envoient autant le boulet.
Un peu plus de deux ans après "Disclosure Attempt", leur première démo dont Dark Tranquilou vous avait parlé à l'époque, OBNOXIOUS est de retour dans les colonnes de VS avec un EP cinq titres autoproduit et maintenant distribué par Great Dane Records.
Au programme de cette galette cinq titres (ou plus exactement une intro et quatre titres) pour un peu plus de 18 minutes de musique. Le groupe a semble-t-il poursuivi dans la voie qu'évoquait Dark Tranquilou en 2005, à savoir celle d'un death metal teinté de thrash, à la fois puissant, brutal et mélodique qui puise ces influences un peu partout aussi bien dans les scènes européennes (suédoise pour être plus précis) qu'américaine. Les zicos savent utiliser leurs instruments et mettent leur technique au service d'une musique sobre mais efficace qui empruntent autant à THE HAUNTED ou SLAYER qu'à CANNIBAL CORPSE. Ludo, le nouveau chanteur se montre plus que digne de son prédécesseur, utilisant un registre bien diversifié qui va des growls death metal bien gruiquesques à un chant plus typé metalcore. A son chant viennent s'ajouter quelques samples qui apportent une petite touche industrielle à la musique d'OBNOXIOUS.
Au final, on obtient un EP pas fabuleusement original mais qui est tout de même prometteur pour l'avenir. Un groupe à suivre.
Dans un genre où l’on a affaire, reconnaissons-le, à une pléthore d’ersatz, certains groupes cherchent encore à se démarquer du lot : c’est dans cette catégorie que se situe les Lyonnais d’Obnoxious. Et moi qui me disait, avec un à priori mal placé: encore un de ces néo-groupes qui espèrent faire la révolution! Mais, je dois avouer que là, j’ai été agréablement surpris, et pour cause !
Sil va de soi qu’ils ne sont pas en passe d’ébranler les fondations d’un genre aux critères déjà définis et ancrés depuis un certain temps, cela fait tout de même plaisir d’entendre un groupe capable de produire un mélange bien dosé de Death/Thrash sur-vitaminé et savamment exécuté.
Néanmoins, petit bémol sur la production pas toujours nette et distincte par moments (on les excuse car il s’agit là de leur première démo auto-produite, rappelons-le). C’était juste histoire d’avoir un petite reproche à leur faire car cela n’enlève en rien la valeur et la qualité indéniable des compositions et des arrangements. On a face à nous des types qui savent pertinemment ce qu’ils font : le chant est accrocheur et bien placé, les riffs meurtriers et les rythmiques font le bon compromis entre la technicité du Death et la rapidité d ‘exécution du Thrash.
Si Obnoxious signifie « détestable » dans la langue de Shakespeare, ce n’est absolument pas le cas en ce qui concerne leur musique.
La sympathique démo que voilà ! Les membres d’Obnoxious qui semblent posséder un certain sens de l’humour (suffit de lire leur bio pour s’en rendre compte) ne peuvent certainement pas être taxés de rigolos quand il s’agit de parler musique. Ayant essuyé dans la grande tradition des jeunes groupes qui commencent plusieurs changements de line up et de style, les choses semblent se stabiliser et prendre une bonne tournure avec ce mini fort alléchant.
A l’écoute de « disclosure attempt » on peut affirmer sans se tromper qu’Obnoxious joue du death. Après une classification plus précise serait hasardeuse car le groupe prend un malin plaisir à brouiller les cartes au sein d’un même titre. Le morceau d’ouverture « December transition » débute presque comme du Dissection avant de partir dans un registre thrash death puis se calmer pour de bon avant de revenir au point de départ. Le ton est donné, au moins on ne va pas s’ennuyer. Un titre comme « inner disease » possède lui des mélodies très « suédoises à l’ancienne » rappelant les tous premiers (et meilleurs) méfaits d’In flames mais des éléments plus brutaux inspirés de la scène US y sont associés histoire de brouiller les pistes. Alors si on peut trouver un zeste de death de Göteborg au détour de quelques riffs l’essentiel de leurs influences se retrouve un peu plus loin sur l’échelle du temps, à une époque ou sévissait les charmants Grave par exemple. Le chant caverneux que l’on retrouve sur ce titre et en ouverture du suivant en est d’ailleurs un bon exemple, tout comme ce son de grattes bien gras. Mais là encore on ne retrouve pas un seul type de chant mais plusieurs puisque deux chanteurs se font plaisir en gueulant chacun son tour, passant de l’ultra caverneux à des cris plus écorchés « carcass pit ». Tout ceci est effectué avec une agressivité certaine mais un sens de la mélodie suffisamment aiguisé pour rendre le tout attractif, il faut dire aussi que les gars n’hésitent pas à placer au détour d’un morceau un petit riff bien thrash qui a tout pour plaire. La production est d’un bon niveau pour une autoproduction et permet de pouvoir juger du potentiel du groupe sur les 21 minutes que durent les six morceaux. On pourrait reprocher une certaine dispersion au groupe qui semble vouloir tout faire à la fois, en recentrant le débat et en proposant un album plus long et plus homogène il pourrait arriver à un bon résultat.
En attendant cette démo nous montre qu’ils ont toutes les capacités pour y arriver.
Souvent, la différence d'appréciation entre une démo moyenne et celle d'un groupe qui cartonne, c'est le passage du live. Et pour avoir vu OBNOXIOUS en concert dans une salle au cadre intimiste (le mythique Blue Banana, dont une bonne partie de la frange Lyonnaise métalleuse / coreuse a forcément déjà gravi au moins une fois le périlleux escalier en colimaçon), je peux vous certifier que ces gars là connaissent leur propos.
Première démo d'OBNOXIOUS après quelques années d'existence, « Disclosure Attempt » est du pur thrash / death de haute volé, influencé par AT THE GATES, SLAYER et autres THE HAUNTED. Le chant est partagé entre les deux gratteux et un chanteur à plein temps, pour une variété de styles couverts assez vaste : death, hurlé, grogné, clair…même si à l'écoute de la démo le chant est malheureusement mixé un peu trop en retrait. Les compos sont remplis de variations et ne suivent pas un schéma classique « couplet / refrain », et chaque titre alterne tempos rapides et lents pour permettre à chacun d'y trouver ce qu'il aime. Quelques courts solos et mélodies harmonisés trouvent également leur place dans ce maelström, même si la puissance d'OBNOXIOUS repose essentiellement sur ces riffs, sur des relances rythmiques inattendus et sur ce fameux triple chant alterné et magistral. Si j'avais un seul reproche à faire ici, ce serait au sujet des fins de chansons, qui semblent souvent précipités, comme si le groupe ne savait plus comment finir le titre et s'arrêtait de jouer soudainement.
Il est de coutume de dire en parlant de death ou de thrash que ça décoiffe, mais dans le cas d'OBNOXIOUS ce n'est pas une formule toute faite, ces mecs dégagent vraiment une énergie à tout épreuve, et s'il ne faut pas chercher de message profond ou d'ambiance onirique dans leur son, il n'en reste pas moins une excellente démo (et un excellent groupe de scène) que je vous recommande chaudement.
« Obnoxious » nous vient tout droit de Lyon, et nous propose sa première démo dans un style entre Thrash et Death Metal. Les premières minutes mettent en confiance : la production est très bonne, a se demander si cette démo a vraiment été enregistrée dans un local de répèt’. Le mixage est réussi, chaque instrument a sa place , bien que la voix manque un peu de relief. Le ton est donné, on a droit a du death metal typé « Entombed », « Carcass » par moments, voir même « Soilwork » sur le morceau « Inner Disease » qui comporte un passage en voix claire, mais la comparaison s’arrête la. La présence de quelques passages mélodiques qui ménagent l’auditeur se fait apprécier, notamment sur « Cadaveric Testimony » ou la basse contribue efficacement a l’ambiance. Malgré quelques passages appuyés a la double grosse caisse, le tempo reste maîtrisé, et on ne tombe jamais dans le brutal.
On ne s’ennuie pas un instant, au point de regretter qu’il n’y ai que 6 morceaux. Avec une démo de cette qualité, le groupe ne devrait pas avoir de mal a trouver un label qui accepte de le signer.
Surfant sur la vague du thrash/death Suédois avec un arrière goût "Bay area", la quintette Rhodanienne d'OBNOXIOUS aboutit là après ses quelques années d'existence de sa première démo : "Disclosure attempt". En tout point positive avec une prod qui n'atteint pas le studio mais se suffit, OBNOXIOUS y développe et agrémente ses compos au plaisir par de nombreuses variations quelles soient dites : dans les rythmes ou les chants. Ceux là même interprétés notamment par trois vocalistes offrant ici un "large" panel dans les voix (graves, claires, choeurs, hurlées.. ), celles ci agencées soient ensemble ou plus généralement réparties en duo, l'une appuyant ainsi l'autre et à l'intonation variant selon l'humeur ! Et ici sachez le, c'est fort bien efficace ! Le titre "Inner disease" nous le montre d'ailleurs vraiment de manière excellente car les chants y sont vraiment multiples et le titre est bien énergique. Bref. Ces voix posées sur des structures jouant la technique en complicité d'une mélodie dira t'on : à la "Goteborg" et ce, sur un tempo en constante ondulation et toujours dans une dynamique entraînante (sans nécessairement être toujours virulent), et OBNOXIOUS se dispose à nous servir des titres tout bonnement riches et complets, étant ci et là appuyés par d'autres breaks judicieux et riffs bien accrocheurs.
On peut dire sans douter que les influences du groupe (The Haunted, At the Gates, Slayer..) y ont portées leurs fruits y faisant germer un groupe au potentiel qui gagera en reconnaissance espérons le par la suite ! En attendant, "Disclosure attempt" comblera les attentes de ceux qui espèrent trouver dans l'autoproduction des choses bien intéressantes !
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OBNOXIOUS is a french Brutal Thrash Death Metal (Lyon, 69) playing fast, efficient and weird extreme music. The band finds its influences in Modern Thrash Metal, Brutal Death ans Death Metal, Black Metal and also Deathcore.
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